Jacques Vabre – J-24
Publié le mardi 9 octobre 2007
Depuis un mois et demi, Safran est basé à son port d’attache de La Trinité-sur-Mer. Les essais se sont enchaînés en baie de Quiberon, au cours du convoyage du bateau au Havre, où était célébré le baptême du bateau, et de notre parcours de qualification pour la Transat Jacques Vabre.
Chaque sortie est ponctuée par les interventions de l’équipe du Safran Sailing Team qui effectue toutes les mises au point de notre machine de course… Et il y a de quoi s’activer !
En route pour la Normandie…
La montée vers le port normand, où nous devons arriver avant le 1er septembre, nous permet de prendre confiance dans le bateau. Mais il faut être prudent et prendre le temps de découvrir les réactions du bateau pour mieux le gérer. En rasant les digues du port du Conquet, nous nous engageons dans le passage du chenal du Four, à la frontière de la Manche où le vent de Nord-Est souffle à 25 nœuds, soit juste dans l’axe de notre cap.
On rase les digues du Conquet
Ceux qui naviguent en Manche savent que le NE, associé à un fort courant, donne une mer formée et courte rendant le confort de cette navigation très approximatif... La structure rigide en carbone et les formes de carène volumineuses pour faciliter la glisse à certaine allure, amplifient les chocs. Et l’ensemble du bateau cogne et résonne à chaque vague un peu abrupte. Pas facile de trouver le sommeil, même allongé sur les couchettes plutôt confortables.
Un essai musclé
A bord, l’équipage, Charles Caudrelier, Loïc Lingois, César Dohy et Guillaume Verdier, surveille et vérifie la structure fortement sollicitée à cette allure. Ce convoyage nous permet de valider une grande partie des choix pris pendant la conception ; il nous familiarise également avec les réactions du bateau dans une mer courte face au vent et nous donne confiance pour la suite des navigations d’ici le départ de la Transat Jacques Vabre. La bonne nouvelle de cet essai musclé est d’être en phase avec les objectifs de vitesse calculés par les architectes.
Un beau baptême
La journée du 1er septembre a été entièrement consacrée au baptême de Safran. Plus de 500 invités, salariés des sociétés du Groupe et leur famille, ont pu assister à cet événement. Mon équipe, habillée par mes deux fidèles partenaires équipementiers, Guy Cotten et Quiksilver, a géré les visites guidées à bord. Revivez cet événement en cliquant sur ce lien.
Cap sur la qualif
Charles et moi profitons du convoyage de retour pour effectuer notre parcours de qualification pour la Transat Jacques Vabre. Nous proposons à Sylvie Viant, directrice de la course, un parcours de 1000 milles. Nous irons vers les côtes anglaises puis vers Gijon en Espagne, après avoir paré Ouessant pour enfin remonter vers Groix, puis Belle-Ile et arriver au Petit Tréhot, bouée à l’entrée de la rivière de Crac’h.
Sur le parcours de la qualif...
Dès le dimanche matin, amarres larguées, voiles hissées, nous mettons tous les deux le cap sur le sud de l’Angleterre, au près avec un vent soutenu de 25 nœuds de NW. Nous passons à toucher Ouessant le lendemain, puis entamons la descente vers Gijon sous spi puis sous gennaker. La remontée de Gijon se fait au près dans une mer courte et cassante avec un vent de NE, oscillant entre 23 et 28 nœuds. Nous effectuons notre parcours en moins de 80 heures.
Quelques sorties plus tard, dont l’une fut l’occasion de réaliser la banque images de la Transat, photos prises d’hélicoptère et à bord, nous rejoignons Bénodet pour un entraînement en double avec quelque 60 milles, sous l’égide du centre d’entraînement de Port-la-Forêt.
Les performances de Safran
L’investissement et l’implication des ingénieurs du Groupe SAFRAN, les recherches et le travail des architectes sur le dessin de la carène et de l’ensemble des éléments, la qualité de la construction et l’intégration de tous les systèmes du bord effectuée par mon équipe, font de Safran un bateau bien né qui correspond à nos attentes. Nous sommes conscients qu’à moins d’un mois du départ de la Transat Jacques Vabre, et à moins d’un an de celui du Vendée Globe, la charge de travail pour la préparation et l’optimisation du bateau est importante. Lors de la phase de conception et d’étude du bateau, le temps passé sur l’optimisation de la masse nous permet d’avoir aujourd’hui une machine performante aux allures portantes ; face au vent, ses performances sont assez similaires à celles de nos principaux concurrents.
Une machine performante
La bagarre devrait être passionnante vue de terre et très excitante au cœur de la course.
Lorsque ces brèves seront mises en ligne, l’équipe du Sailing Team s’affairera autour du bateau pour la mise à l’eau et le matage sur ses bers au port de La Trinité-sur-Mer, où pendant huit jours un grand nombre des tâches listées seront effectuées.
Bonne semaine aux marins, aux passionnés de rugby et à tous les autres.
Marc Guillemot






































Commentaires
1. Le jeudi 11 octobre 2007 à 13:59, par spacetourist
2. Le samedi 13 octobre 2007 à 11:15, par Bertrand
3. Le lundi 15 octobre 2007 à 17:26, par juju
4. Le samedi 20 octobre 2007 à 13:10, par ludo
5. Le lundi 29 octobre 2007 à 18:10, par cyrille villaroche
6. Le mercredi 31 octobre 2007 à 12:28, par PhilBeurier
7. Le jeudi 1 novembre 2007 à 13:37, par Le gars du Surcouf
8. Le mardi 6 novembre 2007 à 00:34, par arnold
9. Le mardi 6 novembre 2007 à 10:26, par Lorène
10. Le mardi 6 novembre 2007 à 19:06, par Z
11. Le vendredi 9 novembre 2007 à 20:26, par taillardat
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