Tout ce qui avait été programmé au retour de Boston a été réalisé, validé et testé sur l’eau. Le chantier de la période de juillet a imposé un rythme soutenu à toute l’équipe, et trois jours après la mise à l’eau je larguais les amarres pour effectuer un parcours de qualification de 1 500 milles. Ce parcours était imposé par l’Organisation du Vendée Globe à tous les bateaux ayant subi des modifications notables sur le gréement ou sur la quille. Comme nous avions remplacé le voile de quille, ce parcours de validation était donc obligatoire…

Un parcours bien orchestré

En descendant jusqu’à Vigo en équipage, après un détour de 300 milles vers l’ouest et un retour à la Trinité en passant à proximité du Cap Finistère, j’ai effectué cette qualification dans toutes les conditions de vent et à toutes les allures, comme si on l’avait orchestré.

Brèves de fin de saison (© J. Vapillon / DPPI / SAFRAN)

En débarquant vers le 12 août au port de La Trinité, le quai s’était quelque peu étoffé, cette période y est propice et les touristes affluent d’un peu partout pour profiter des plages, du plan d’eau de la baie de Quiberon et, bien sûr, du Golfe du Morbihan !

Les pilotes automatiques : un poste clé

Je devais impérativement être présent le week-end du 15 août pour parrainer le Festival de l’île aux Moines où se bagarrent sur l’eau toutes les embarcations de la région, autour de la célèbre île. Après ces festivités bien sympathiques, présidées par Sylvaine Guichard, nous nous attelons à un poste clé : les pilotes automatiques qui équipent Safran.

Brèves de fin de saison (© J. Vapillon / DPPI / SAFRAN)

Lourde tâche qu’il m’est impossible de gérer sans le précieux apport de Pierre Bourcier, spécialiste en informatique et mesure de toutes les données liées à la performance d’un bateau de course. En quelques jours, après un travail rigoureux à terre suivi à chaque fois d’une validation en mer, les progrès sont réellement visibles et me permettent d’envisager le Vendée Globe plus sereinement. La performance du pilote est essentielle pour envisager de jouer les premiers rôles sur cette épreuve transocéanique. C’est, sans trahir de secret, une des priorités de chacune des équipes inscrites.

Tests en série

Chaque nouvelle variante sur le bateau nous oblige à faire un test de stabilité du bateau : mise en place du mât de secours un peu optimisé, nouveau voile de quille, nouvelle bôme et nouveau jeu de dérives. L’idée à chaque fois est d’améliorer la fiabilité en obtenant un gain de masse toujours appréciable. Mercredi dernier, à l’approche de la pleine mer, nous avons commencé par effectuer le « test à 90°». Une grue soulève le bateau par le bulbe jusqu’à atteindre une position à 90°. A bord de l’embarcation du port, Sébastien Viant, le jaugeur, fixe un peson (1) à la tête de mât de Safran. La grue relâche alors les sangles attachées au bulbe, permettant au jaugeur de mesurer le couple de redressement. Sébastien Viant interviendra encore pour effectuer le « test à 10°». Ce test consiste à basculer la quille d’un bord à l’autre pour vérifier que la gîte du bateau est inférieure ou égale à 10° (2). Une fois ces tests effectués et validés, l’équipe a pu installer les nouvelles voiles prévues pour le Vendée Globe. Depuis un an, j’ai parcouru 23 000 milles à bord de Safran, dont une grande partie en solitaire.

(1) Peson : appareil qui permet de mesurer une force
(2) Valeur définie par les règles de la jauge IMOCA

Le programme des activités

Brèves de fin de saison (© J. Vapillon / DPPI / SAFRAN)

- 16 septembre : Conférence de presse du Vendée Globe à Paris
- Du 17 au 19 septembre : Stage d’entraînement solo à Port La Forêt
- Du 23 septembre au 6 octobre : Entraînement et réalisation de la banque images Vendée Globe (aérienne et de bord)
- 18 octobre : Arrivée obligatoire pour tous les concurrents aux Sables d’Olonne
- 9 novembre : Départ du Vendée Globe